Victor GIRARD
photographe à Nantes en 1900

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Essai de solidité du pylône de la rive droite du pont transbordeur de Nantes (1903).

Le pont transbordeur dote la ville d’un ouvrage moderne qui se dresse comme un défi. Avec ce conquérant de l’âge de fer, le port prend un nouveau visage et les Nantais se montrent à la fois fiers et surpris de le voir s’élever dans le ciel.

Elle est aussi, pour Julien Gracq, « la singularité matérielle du port de Nantes », « aussi inséparable du port qu'est la tour Eiffel de la perspective du Champ-de-Mars ».

La décision d’établir un pont transbordeur est prise par un décret du 26 mai 1898. Elle habilite M. Arnodin, ingénieur constructeur spécialiste de ponts suspendus ayant déposé 11 brevets dont celui du cable à torsion alternée. Les travaux commencent en 1902. La méthode a fait ses preuves : Les usines Arnodin construisent sur épure les éléments préfabriqués et repérés des pylônes et du tablier. La prouesse technique réside dans le façonnage et l’assemblage qui réclament une grande précision de fabrication, de mise en place et de calcul.

Les pylônes reposent sur quatre massifs de maçonnerie, chaque pylône mesure 76 mètres de haut et pèse 200 tonnes. L’innovation d’Arnodin consiste dans l’emploi de haubans qui soutiennent le tablier articulé et de contrepoids suspendus à ses extrémités. Ce tablier d’une longueur de 191 mètres domine la passe maritime à une hauteur appréciée pour qu’il ne gêne pas le déplacement des navires matés. En 1903, après des essais concluants, le pont est jugé apte au service.

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